Haute-Savoie - Tour du Massif des Fiz - Le descriptif

Au départ des Carroz, de Passy Mont-Blanc ou de Sixt-Fer-à-Cheval, le Tour des Fiz propose une multitude d’itinéraires. Il vous sera possible de randonner entre Vallée du Giffre et du Mont-Blanc. Un décor incroyable !
Moment idéal : Juillet à fin septembre.
Vous pourrez apercevoir la majestueuse chaîne des Fiz, le massif du mont blanc, les Aravis et les aiguilles rouges. Cette marche de 2 à 4 jours selon votre niveau et vos envies au travers des alpages verdoyants, lacs en altitude, falaises vertigineuses et forêts alpine vous charmera assurément. Vous avez le choix entre bivouaquer en pleine nature ou passer la nuit dans l’un des 9 refuges qui jalonnent le parcours.
Prêt à charger votre sac à dos ?
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Pour la carte des multiples tracés possible, voir ce fichier :
Les 4 étapes choisies sur ce Tour des Fiz.
Les possibilité de parcours pour le Tour du massif des Fiz sont multiples ! Voici mon descriptif romancé, le tracé correspondant et un montage photos de chaque journée.
Notez que les tracés sont a titre informatif seulement, le choix du départ était en raison d'un appartement aux Carroz et les sentiers empruntés choisis pour rejoindre les divers refuges réservés. Ils ne correspondent donc pas au Tour du massif de Fiz traditionnel (Voir le fichier joint en haut de cette publication).
Cliquez sur les photos pour avoir accès à mes albums et vidéo.
Ce voyage a été effectué du 9 au 12 septembre 2026.
1- Carroz au refuge de Platé / Désert de Platé (Lapiaz)
Environ 17 km D+ 1500 m D- 500 m.
Ce tour des Fiz a débuté avec de la pluie abondante aux éclaircies saisissantes. Une bonne montée, une marche sur des roches (Lapiaz : roche calcaire sculptée par l'eau de pluie et les glaciers) d’une forme surprenante et bourrées de trous dans le désert de Platé. J'ai vraiment adoré cette portion dans un décor très minéral. Les rainures, crevasses et sculptures rocheuses sont assez spectaculaires.
Un refuge chauffé au bois peu peuplé où j’ai apprécié la tranquillité. Quel bon souper …
La vue sur les montagnes, dont une portions des Fiz, magnifique !
Ça donne le ton pour la suite…

2- Refuge de Platé au refuge d'Alfred Wills
Environ 13.2 km D+ 1040 m D- 1200 m.
Un undercast au réveil pour poursuivre dans une brume et bruine tout le restant de la journée où pour s’y retrouver je suivrai Hervé et Hervé les flèches. Les multiples danses d’incantation du Dieu de la brume par Hervé ne nous ont pas permis d’apercevoir le lac d’anterne, le massif des Fiz ni celui du Mont Blanc… ça viendra, chaque chose en son temps.
La pluie de la veille a rendu le passage du dérochoir plutôt risqué par moment en descente. Habituellement cette portion du tour des Fiz ce fait en montée. Il fallait suivre une grosse corde de bateau rouge ainsi que des échelles et rampe de métal. Vraiment intéressant comme portion de sentier. C'est une ambiance de via ferrata, une grosse corde de bateau rouge pendante et plusieurs échelons métalliques. Ensuite des rampes, des échelles, et encore des cordes et échelons vous accompagnent tout le long de l'ascension. Pendant cette phase une grande vigilance est requise et ceux qui ont le vertige trouveront cette portion difficile.
Dans la vallée, vers le vallon de Sales, il est possible d'apercevoir quelques parois d’escalade. C'est magnifique.
Le paysage est plus verdoyant et sauvage. C'est d'ailleurs l'étape classique du Tour des Fiz en 2 ou 3 jours
Un refuge complet, bruyant, bondé de gens avec un gardien qui ne fallait pas se brusquer. Même l’accent québécois n’a pas su le charmer.
Après la pluie, le beau temps… les prochains jours risquent d’être magnifiques. Vivement la vue au réveil...
3- Alfred Wills à Gers / cascade du Rouget
Environ 19,1 km D+ 1100 m D- 1400 m.
Dès le réveil, le paysage était grandiose. Une sacrée belle surprise
Enfin, devant nous se dressaient les impressionnants rochers des Fiz, cette immense barre calcaire qui domine la vallée. On reconnaît notamment la Pointe de Sales (2 497 m), à l’extrémité nord de la chaîne, ainsi que les différents sommets de la chaîne des Fiz, dont la Tête à l’Ane (2 804 m) et la Pointe d’Anterne. La chaîne des Fiz est justement l’un des grands paysages caractéristiques de cette partie du massif du Giffre. En montée, nous avons pu voir la tête de Villy, la cathédrale, le Mont Buet (3 096 m) et les crêtes rocheuses l’entourant (frêtes)… il semblerait qu’il est possible d’y avoir accès, tout comme la crête des Fiz … je vous laisse imaginer la suite des possibles prochains voyages à venir
Puis le décor change complètement en descendant vers Sixt-Fer-à-Cheval : les grands alpages laissent place aux forêts, aux torrents et aux falaises qui se resserrent autour des vallons. Les parois calcaires deviennent alors presque verticales. Nous y avons croisé multiples vaches.
Pause dîner à l’impressionnante cascade du Rouget, surnommée la « Reine des Alpes ». Avec ses deux grands ressauts et ses quelque 80 mètres de chute, c’était un endroit parfait pour s’arrêter manger et profiter du paysage avant de reprendre une bonne montée par le chemin des cascades, portant bien son nom.
Certaines vues de la journée ont donné presque l’impression d’être dans un autre monde : de vastes alpages suspendus, des falaises stratifiées, des vallons profondément encaissés et, au loin, les grands sommets alpins avec le son des cloches des troupeaux d’animaux.
Nous avons finalement rejoint le refuge du Lac de Gers, à environ 1 533 m, niché au fond de son vallon entre forêts et alpages. Un endroit où les poules en liberté, la terrasse avec vu sur le Lac, la propreté de l’endroit, les proverbes sur les murs et l’humour dérisoire du propriétaire ont fait leur charme. Et, que dire du repas … un délice !
4- Refuge Gerz au Carroz
Environ 17km D+ 850 m D- 1300 m.
Une traversée entre lacs, alpages et crêtes. Après le départ du refuge des Gers, l’itinéraire prend rapidement de la hauteur sur un sentier plutôt aérien sans être techniquement difficile. On a pu apercevoir un grand troupeau de bouquetins et être impressionnés par leur vitesse en descente .
Cette étape m’a particulièrement saisi car, enfin, j’ai pu apercevoir le massif du mont blanc dans toute sa splendeur avec l’aiguille verte. Se fut une pause à manger des noix au col de Véret dont je me rappellerai longtemps à admirer ce massif. Quel spectacle !
Le sentier rejoint ensuite le secteur de Vernant et de Flaine en prenant une crête assez exposée où il ne fallait pas perdre pied sur plus de 2km. Un panorama magnifique bordé par les lacs de Véret et de Vernant qui constituent de très beaux repères et une diversité de parcours sur cette partie de l’itinéraire jusqu’à la pointe de Véret. En face de nous, la chaîne des Aravis, une succession de sommets à perte de vue, avec la pointe Percée qui perçait le paysage.
Ensuite, on redescend pour se retrouver dans un paysage de montagne beaucoup plus marqués par les reliefs et les petits plans d’eau. On rejoint le lac Airon où la pause dîner au restaurant l’alpage de l’Airon fut un bon changement aux plats lyophilisés et cannés de thon consommés dans les derniers jours.
Une dernière petite montée vers la pointe de Cupoire pour ensuite faire la dernière partie vers les Carroz. Une descente progressive à travers les alpages, multiples stations de ski (Samoëns, Flaine et Morillon) et zones boisées. On prend le temps de faire un arrêt à la Croix des Sept Frères, un endroit important pour Hervé, qui constitue un très beau point de vue de cette étape. La croix se situe à 1 684 m et domine les alpages des Tronchets et de Gron. Depuis ce secteur, le regard porte notamment vers les sommets du Haut-Giffre, avec le Pic du Tenneverge, la Tête de Bostan et les dents Blanches.
Une journée intéressante par la succession des paysages.
Un brin de nostalgie pour ce chapitre qui se termine sans en connaître la suite.
Merci Hervé de m’avoir permis de marcher à tes côtés. Se fut riche. J’aimerais te dire, à bientôt.
Grand total du tour des Fiz de 66 km D+/- 4500 m.









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